Mon petit doigt m’a dit que les hommages au cinéma muet se multipliaient. De JUHA à BLANCANIEVES et sans oublier l’éminent THE ARTIST, il y a comme une nouvelle vague de films « Vintage » : en clin d’œil au cinéma des années vingt, en miroir du jeu des grands-pères du burlesque, en noir et blanc comme sur pellicule, et avec une bande-son ôtée de dialogues. On imite plus qu’on ne crée, on fait du vieux/neuf avec du vieux.

L’invention d’un cinéma muet contemporain est-elle possible ?

 Oui, et il aura fallu un jeune réalisateur ukrainien : Myroslav Slaboshpytskiy pour l’inventer avec un premier long-métrage sorti en novembre dernier. Si THE TRIBE (PLEYMA) est l’un de mes plus gros coups de cœur ciné pour son originalité - il s’agit d’un film muet au sens propre puisqu’il est joué par des sourds et muets, interprété en langage des signes et projeté sans sous-titrage et sans commentaire -, il ne l’est pas moins pour sa sensibilité car comme un film d’Epstein, il est d’avant-garde mais ses personnages et les drames qui les animent nous touchent droit au cœur.

À l’image d’un premier grand amour, THE TRIBE est l’un de ces rares films qui jamais ne s’oublient.

Ecrit par Amandine.

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